On a tous pu voir à l’entrée des forêts des panneaux qui mettent en garde contre les tiques, vecteurs d’une maladie grave, la borréliose de Lyme. Il est conseillé de porter des habits qui couvrent les bras et les jambes et de bien s’inspecter au retour de la promenade. On prend moins de précaution lorsqu’on marche sur une pelouse, surtout à proximité d’une habitation. Et pourtant le risque existe, car les tiques ne sont pas seulement friandes de sang de mammifères. Elles peuvent aussi parasiter les oiseaux. Certaines espèces sont d’ailleurs davantage sujettes à ce risque : le rossignol philomèle, l’accenteur mouchet, le merle noir ou encore grive musicienne. Ixodes arboricole est une tique endémique vivant dans le nid des oiseaux et se détachant après le repas sanguin. Le moineau domestique qui s’est perché sur une branche du pommier s’est fait piéger ; on distingue à la base de son cou une tique volumineuse. Il est peut-être porteur de bactéries responsables de la maladie de lyme.
Baldersheim, le 18 mars 2023
