Martin pêcheur

On a coutume de l’appeler « la flèche bleue ». Lorsqu’on se promène le long d’une rivière, c’est souvent ainsi que l’on fait sa rencontre : un trait bleuté qui passe à toute allure et disparaît aussitôt. Oiseau inféodé au milieu aquatique, le martin-pêcheur a l’habitude de se percher sur une branche morte qui surplombe le cours de l’eau. Il dispose d’un certain nombre de reposoirs à partir desquels il scrute les poissons qui évoluent dans l’onde. Lorsqu’une proie apparaît sur son radar, il décolle aussitôt pour fondre sur elle. Une grande éclaboussure marque le point d’impact et le martin ressurgit aussitôt, un poisson dans le bec, pour le manger un peu plus loin, à l’abri des regards. C’est au petit matin que l’on a le plus de chance de voir cet oiseau aux couleurs vives, lorsqu’il se réchauffe au soleil, avant d’entreprendre sa campagne de pêche. Lorsqu’il s’est mis au travail, il ne faut plus lui demander de poser pour la photo : il est plutôt du genre timide et craintif, et quand on s’approche de lui, il préfère se « tirer » comme une flèche.

La petite Camargue, le 3 septembre 2024