Mésange charbonnière

S’il est un oiseau familier qui nous accompagne fidèlement tout au long de l’année, c’est sans doute la mésange charbonnière. Elle fréquente nos mangeoires en hiver, s’abrite dans les nichoirs installés sur les arbres fruitiers et dès le printemps, s’acquitte de la délicate mission de les débarrasser de toutes les larves et chenilles venues coloniser le verger. Elle va pour ainsi dire « au charbon », et accomplit ce travail dans la bonne humeur ; le « tii chee -tii chee »  inlassablement repris sur deux notes est d’ailleurs perçu comme une manifestation de joie par les Italiens qui appellent l’oiseau « cinciallegra ». Mais l’étiquette « charbonnière » pourrait aussi être préjudiciable à son image. Il y a bien sa calotte et le noir de son cou qui descend en bande jusqu’au bas du ventre. Pour autant ses joues blanches et sa jaquette jaune sont d’une propreté impeccable. De toutes les espèces de mésanges, elle est la plus grande (parus major) et sait se mettre en valeur quand elle pose pour le photographe. 

Baldersheim, le 17 mars 2024