Milan noir

Un ornithologue qui fait ses classes doit apprendre… la conjugaison et maîtriser au minimum le niveau B2. Oui, ça surprend et pourtant c’est du bon sens. Quand on évolue sur le terrain, pour avoir une chance de faire des rencontres, il faut en effet associer la voix active et la voix passive. On doit se dire : « j’observe » , sans oublier d’ajouter « et je suis observé ». Cette petite béquille nous évitera bien des faux pas. Elle maintient la bride sur les sens qui auraient tendance à être trop intrusifs. Remarquer que le milan noir qui est posé sur la rambarde du Réservoir nous a repérés de ses yeux perçants alors que nous étions encore très loin, nous incite à être discrets, à évoluer avec mesure. Alors peut commencer un face-à-face qui s’installe dans une certaine durée et qui permet d’apprécier l’oiseau dans son environnement. 

Montreux-vieux, le 27 juillet 2022