Nette rousse

On n’a pas besoin d’avoir étudié les langues anciennes pour deviner que Netta rufina signifie canard roux. En réalité, cette appellation correspond principalement au mâle de l’espèce qui se distingue par une grosse tête ronde recouverte de plumes orangées, un bec rouge écarlate, alors que la poitrine et l’arrière-train sont parfaitement noirs et que les flancs sont blancs. Comme souvent, la femelle se fait discrète avec le dessus de la tête brun, des joues blanc grisâtre et le dos brun. Elle est atteinte de cleptoparasitisme : il lui arrive de pondre des oeufs dans le nid d’une autre espèce comme les fuligules morillons. On parle de canards barboteurs, se nourrissant principalement d’algues. Mais la nette peut plonger plus profondément pour attraper des larves, têtards, petits poissons ou mollusques. L’espèce est très grégaire pendant la période de mue ou d’hivernage. Juillet est le mois du grand rendez-vous, quand des centaines de nettes se retrouvent sur le lac de Constance. Au retour des grands froids, la Camargue accueille 95% des hivernants français ; parallèlement, on assiste à l’arrivée d’oiseaux en provenance des pays nordiques. 

La Petite Camargue Alsacienne, le 4 juin 2024