Il n’est pas inhabituel de pouvoir observer des plantes exotiques dans les parcs et les jardins. C’est beaucoup plus rare de les découvrir en pleine nature, comme cela nous est arrivé, en lisière de forêt, entre un cours d’eau et une roselière. C’est dans cet environnement que prospère un oléastre à ombelles. Originaire d’Asie orientale, il a été introduit au XIXe siècle comme arbuste d’ornement. Le feuillage est un peu argenté et les fleurs d’un jaune pâle dégagent un parfum de miel. L’oléastre ne produit pas vraiment des fleurs en ombelles comme on peut en trouver sur la viorne ; elles sont regroupées en grappes. Le terme ombelle renvoie plutôt à la forme arrondie des feuilles. Les fruits sont abondants, d’un rouge piqueté d’argent et au gout acidulé. Ils sont appréciés des oiseaux qui participent à la dissémination des graines. L’oléastre pousse très vite, même sur des terres pauvres car ses racines sont capables de fixer l’azote ; il arrive également à modifier la chimie du sol, aux dépens des plantes endémiques. Aux Etats-Unis, il est à présent considéré comme une plante envahissante.
Ensisheim, le 20 avril 2024
