Palmipède

Habituellement, c’est de face que l’on observe un oiseau et chaque rencontre permet de compléter une image mentale qui englobe la taille, l’envergure, les couleurs, sans oublier le milieu dans lequel il s’aventure. Il faut une occasion particulière pour découvrir son arrière train… Le cygne tuberculé qui se reposait sur un tapis d’herbe s’est levé pour rejoindre ses congénères sur le plan d’eau. Le déplacement n’était pas facile. Imaginez un colosse qui avance en posant l’un après l’autre les pieds volumineux et inadaptés à la surface qu’il arpente. Ce n’est qu’en se mettant à l’eau qu’il a retrouvé un peu de d’aisance dans les mouvements. Les pattes munies d’impressionnantes palmes ont été mises à contribution pour extraire le bateau du rivage, mais dès que la profondeur de l’eau était suffisante, le travail de propulsion devenait beaucoup plus facile et surtout efficace. Satisfait de la manoeuvre, le cygne a tendu son cou comme pour donner le vrai signal du départ.

La gravière de Burnhaupt, le 26 février 2025