Patineur sur glace

La morphologie d’un oiseau est extrêmement complexe, fruit d’une évolution très longue et d’une adaptation au milieu de vie. La masse du moineau qui ne dépasse pas une trentaine de gramme n’est pas compatible avec une musculature puissante et pourtant on ne peut être qu’admiratif devant l’agilité déployée. Le moineau, comme la plupart des passereaux, est un véritable athlète qui pratique de nombreux sports : saut à pieds joints, vol de précision, record de vitesse sur de très courtes distances… et même le patinage sur glace en période de verglas. Si l’on observe attentivement l’extrémité d’une patte qui n’est pas recouverte de plumes on peut même dire que le moineau fait de la danse classique car il marche en permanence sur la pointe des pieds. Mais les quatre doigts, dont trois pointent vers l’avant tandis que le quatrième, l’hallux s’oriente vers l’arrière, lui permettent également de s’adonner aux barres en s’agrippant facilement à une grande variété de supports, aux axes imprévisibles. Sans arriver à la cheville d’un pic ou d’un grimpereau qui pratiquent couramment l’escalade, le moineau n’éprouve aucune difficulté pour s’accrocher à une paroi verticale au moyen des griffes qui prolongent ses doigts. Mais cela nécessite de contrôler en permanence son poids.

Baldersheim, le 17 décembre 2022