En retenant le genre Géranium, Carl von Linné, le père de la nomenclature binominale, avait voulu faire simple en regroupant sous une même étiquette les Erodiums, Pélargoniums et Géraniums. Après tout, leurs fruits possèdent les mêmes caractéristiques, en forme de bec de héron, de cigogne ou de grue. Il y a cependant quelques différences qui permettent de distinguer les trois. Les Erodiums sont les seuls à avoir des feuilles palmées avec des bords arrondis. Les Géraniums ont tendance à ramper sur le sol et s’étaler en touffes tapissantes. Leurs feuilles sont bien découpées et les fleurs ont cinq pétales tous identiques. Quant aux Pélargoniums, ils ont un port dressé qui leur donne l’apparence de petits arbustes. Les feuilles sont arrondies et légèrement échancrées. Les fleurs ont 10 anthères, soit 3 de plus que les géraniums… Ces critères de discrimination semblent simples, mais souvent la réalité est plus complexe du fait de la commercialisation de nombreuses variétés hybrides qui jouent aux caméléons et viennent brouiller les cartes.
Baldersheim, le 3 novembre 2021
