Petite pimprenelle

De loin, la fleur de la petite pimprenelle ressemble à un vague épi légèrement pastel, mais quand on prend la peine de s’approcher, muni d’une loupe, on découvre une architecture singulière et colorée. Ses petites fleurs regroupées en épi compact n’ont pas de pétales, mais seulement quatre grands sépales. Il s’agit d’une plante polygame. Sur un même pied, on trouve des fleurs femelles, en haut, avec un style rouge ; les fleurs mâles, reconnaissables à leurs étamines pendantes aux anthères jaunes, occupent la partie inférieure ; au milieu, enfin, on trouve des fleurs bisexuées, avec un pistil et souvent quatre étamines. Le terme pimprenelle, dérivé du latin Piper qui désigne le poivre,  remonte à l’époque médiévale : les feuilles de la plante étaient alors consommées crues  comme condiment. Quant au mot latin, Sanguisorba, il traduit les propriétés hémostatiques découvertes il y a bien longtemps par les adeptes de la théorie des signatures qui se fondaient sur la bordure rouge des sépales.

Baldersheim, le 19 mai 2023