Philomène

En ancien français, le mot grive désignait un oiseau querelleur et chapardeur ; par extension, on appelait grivèlerie un menu larcin, à l’image des fruits que pouvaient dérober les turdinés. En argot, la grive évoquait également l’infanterie ou le service militaire et la grivoiserie une histoire ou une chanson de corps de garde. La grive philomène appartiendrait plutôt à la fanfare puisqu’on la nomme musicienne. Bien qu’elle ressemble à la draine, elle est nettement plus petite. L’oeil est cerclé de pâle et on aperçoit des stries sous la joue. Le dessus est brun olive  ou foncé uni ; le dessous de la poitrine, blanc pale, est ponctué de taches noires en forme de pointes de flèches. De retour de migration début mars, elle est très commune et s’observe surtout dans l’environnement forestier. La grive musicienne raffole des escargots. Mais assez farouche, elle s’envole dès qu’elle est dérangée, sans prendre de la hauteur.

Baldersheim, le 18 février 2024