Pic noir

Avec 50 cm de longueur, le pic noir est le plus grand de la famille. Il n’est pas très discret avec son cri sonore, mais craintif, il ne se laisse pas facilement admirer. Il affectionne les forêts mâtures de feuillus et de conifères et vit quasiment en solitaire sur un territoire de 400 ha. Le pic noir creuse ses loges en hauteur, sur un tronc bien lisse. Comme l’ensemble des oiseaux de sa famille, il a une particularité surprenante : l’anatomie de sa tête est complexe et très bien adaptée aux chocs sur le cerveau provoqués par les frappes violentes du bec sur le tronc. Cette tête est un véritable amortisseur. Tout d’abord, il possède un os du crâne dense et épais à l’arrière de la tête et à la base, derrière le bec. Ensuite, l’oiseau est doté de muscles bien coordonnés, qui amortissent et distribuent les chocs. De plus, le muscle de la langue, qui entoure le crâne par l’arrière, joue un rôle dans l’absorption et la distribution des vibrations. Au repos, cette langue est enroulée dans une gaine qui contourne le cerveau, le protégeant ainsi des vibrations pendant qu’il tambourine. Il peut utiliser d’anciennes loges comme garde-manger ou dortoir, mais d’autres espèces peuvent également y trouver refuge. 

Istein, le 4 février 2024