Habituellement c’est au ras du sol que l’on a le plus de chance d’apercevoir le pic vert : c’est là qu’il cherche sa nourriture de prédilection. Tapi dans les hautes herbes du pré, il éventre de son bec puissant la fourmilière qu’il a repérée et prélève les oeufs au moyen de sa langue collante. Lorsqu’il se sent observé, il s’envole pour se mettre à l’abri derrière un arbre, en poussant un cri qui ressemble fort à un rire moqueur. Mais à partir du mois de février, il est travaillé par d’autres pulsions et on peut avoir la chance de l’observer en couple. De loin, il n’est pas facile de différencier les deux sexes: tous deux disposent d’une calotte rouge, un oeil blanc entouré de noir et un même croupion jaune vert. Mais avec une paire de jumelles, on pourra identifier le mâle à la présence d’une amande rouge au milieu de sa moustache noire. Le pic vert creuse sa loge dans un arbre au bois tendre ou un fruitier. Les deux participent aux travaux de construction du nid, tout comme ils se relaient pour couver les oeufs et nourrir les petits. Mais à leur envol, les deux parents retrouvent leur autonomie.
Ensisheim, le 28 février 2025
