Pie grièche écorcheur

Mi mai, la pie grièche est de retour. Elle s’installe dans un paysage semi ouvert, pourvu d’arbustes et de buissons épineux pour nicher et chasser. Le mâle est reconnaissable à un manteau châtain clair, un dessous saumoné et une tête grise barrée d’un bandeau oculaire noir. La femelle est d’aspect plus terne avec de nettes vermiculures brunes sur la poitrine et les flancs lui donnant un aspect écailleux. Cet oiseau chasse à l’affût, à partir d’un perchoir. Elle consomme toutes sortes d’insectes, sauterelles, criquets, coléoptères, araignées, bourdons, guêpes et même des petits vertébrés. Quand les proies abondent, elle peut les empaler sur des lardoirs, des épines ligneuses ou des fils barbelés, pour les consommer plus tard. Ce comportement lui a valu l’appellation d’écorcheur. Le nom scientifique Lanius  désigne le boucher ; quant au mot grièche, de connotation négative, il signifie « mauvais ». La pie grièche est une grande migratrice ; elle effectue chaque année un très long périple en boucle. Au mois d’août, elle met le cap sur l’Afrique du Sud en passant par la Méditerranée; elle revient assez tardivement en Europe, après un détour par la péninsule arabique et la Turquie.

La carrière sèche de Réguisheim, le 18 mai 2024