Une précision pour commencer : malgré les apparences, cette photographie n’est pas truquée! Il ne s’agit pas d’un ovni surfant sur des cumulo-nimbus, mais bien d’un gastéropode en vadrouille sur un chou-fleur… pour être précis, un escargot du genre Helix qui a une coquille enroulée. Il faut de suite tordre le cou à une idée diffusée par une certaine chanson enfantine : cette coquille n’est pas du tout la maison de l’escargot, mais réellement une partie de son corps. On distingue d’ailleurs bien l’apex, déjà présent à sa naissance, et autour duquel il construit sa protection à mesure qu’il grandit. C’est le mucus, cette bave qui nous répugne un peu, qui lui sert de matériau de construction, en même temps qu’elle lubrifie le sol et lui permet d’avancer… à vitesse d’escargot. Pour élaborer ces couches minérales, l’escargot utilise les substances calcaires prélevées au sol ou dans les végétaux qui y poussent. Il peut d’ailleurs interrompre sa croissance en hiver ou par temps de sècheresse; c’est alors qu’il se barricade derrière un rideau baissé. Dans la grande majorité des cas, la coquille est dextre, c’est à dire qu’elle s’enroule vers la droite. Détail important pour les collectionneurs de pièces rares qui recherchent les spécimens qui lisent l’heure à l’envers.
Baldersheim, le 13 novembre 2020
