Le pipit doit son nom aux vocalises sonores souvent répétées à l’envol. On a rajouté spioncelle, qui correspond au nom que porte l’oiseau en italien. C’est l’exemple typique du transhumant qui vit l’été à la montagne, jusqu’à 2500 m d’altitude, et qui descend passer la mauvaise saison en plaine, au bord des lacs, des rivières et des fleuves. En plumage nuptial, il a le dos brun, la tête grise, les sourcils blancs, la poitrine rosée à peine rayée sur les flancs et les pattes brunes. En plumage internuptial, poitrine et flancs sont rayés de brun, les pattes sont rose brunâtre et la tête devient brune. Surtout insectivore, il se nourrit de coléoptères, mouches, sauterelles et araignées, mais également , comme ici, de petits crustacés, vers et mollusques qu’il trouve sur les rochers couverts de mousses et d’algues au bord du vieux Rhin. Le pipit spioncelle agite constamment la queue de haut en bas quand il est actif et même à l’arrêt lorsqu’il scrute son environnement. Oiseau méfiant, il s’envole lorsqu’on s’approche et va se poser un peu plus loin.
La barre d’Istein, le 27 février 2024
