Plongeur à gorge blanche

Le cincle plongeur n’est pas l’unique oiseau à fréquenter les torrents et les rivières. Le martin-pêcheur plonge à longueur de journée pour se nourrir de petits poissons. La bergeronnette des ruisseaux chasse au bord de l’eau les mouches, libellules et toutes sortes de larves d’insectes aquatiques. Mais le cincle plongeur est le seul capable de marcher au fond de l’eau, à contre-courant, pour prélever des vers, de petits crustacés ou poissons. Il s’aplatit et s’agrippe au fond avec ses doigts, en ouvrant grand les yeux qu’une fine membrane protège des flots, tout en soulevant les pierres d’un coup de bec. Lorsqu’il revient à la surface, il se poste sur un galet en partie immergé et se balance, la queue dressée. Il s’agit là de sa marque de fabrique. D’ailleurs le mot cincle vient du grec et veut dire « qui remue sans cesse la queue ». Les anglais l’appellent « le plongeur à gorge blanche ». Le reste du plumage varie du roux au gris ardoise ; quant à sa silhouette, elle fait penser à un merle. Le cincle est un oiseau sédentaire ; il ne quitte son territoire, au bord des torrents, que si la rigueur de l’hiver le pousse à descendre un peu plus bas dans la vallée.

La barre d’Istein, le 26 janvier 2023