Pour nommer cet oiseau, c’est le mot Collybita qui a été retenu : il désigne le courtier, le changeur d’argent. Dans le langage courant, on le surnomme d’ailleurs le compteur d’écus, en référence à son chant, une répétition dansante de simples notes espacées. Il fait aussi penser au maréchal ferrant qui frappe sur l’enclume ou encore au sergent, avec son fameux « une, deux »… Le pouillot véloce a le corps et les couvertures claires, brun olive terne. L’aile et la queue sont brun sombre. Sur les rémiges et les rectrices, on peut noter des liserés jaune verdâtre. Le ventre est chamois clair, avec des stries grises et jaunâtres. Il porte un sourcil discret et son oeil est entouré d’un cercle blanc interrompu par un trait noir qui va du bec à la nuque. Un battement fréquent de la queue vers le bas et de brèves ouvertures nerveuses des ailes sont de bons indices désignant le véloce. Il fréquente les milieux arborés les plus divers, mais surtout les forêts à strates buissonnantes riches en insectes. Contrairement à ses cousins, c’est un migrateur partiel, s’arrêtant généralement dans les régions méridionales.
Le Rothmoos, le 5 septembre 2024
