Râle d’eau

La famille des rallidés regroupe des oiseaux habituellement inféodés aux plans d’eau et aux marais où poussent des roseaux et des herbes hautes. Si les poules d’eau et les foulques se laissent facilement observer, ce n’est pas le cas du râle d’eau. Il s’éloigne peu de la végétation dense des lisières aquatiques qu’il regagne à la moindre alerte. Souvent, on ne détecte sa présence qu’à ses cris perçants émaillés de grognements variés. En italien, on le surnomme d’ailleurs  porciglione, ce qui signifie « cri de cochon ». Le râle d’eau a l’allure d’un trotteur au corps mince, comprimé latéralement ; avec des pattes fortes et des ailes courtes, il est profilé pour vivre dans la végétation dense des marais. De loin, on pourrait le confondre avec la marouette ponctuée, mais ses pattes sont roses et son bec long et mince est rouge. En été, il se nourrit principalement de larves aquatiques, de vers, d’alevins et de petits amphibiens ; durant la mauvaise saison, il se rabat sur les graines et les baies. Les râles qui vivent dans les régions septentrionales peuvent migrer vers le sud ouest de l’Europe au début de septembre en volant de nuit.

Le Rothmoos, le 6 juillet 2024