Rémiz penduline

L’hiver réserve parfois des surprises agréables. A la faveur d’une journée ensoleillée de février, on peut être tenté de marcher autour du Plan d’eau de Michelbach. Les paysages sont variés et rarement déserts. Tout au début du parcours, des habitués signalent la présence d’un oiseau assez rare pour l’époque, mais ajoutent qu’ils ne l’ont aperçu que fugitivement. Effectivement, à l’exception d’une volée de moineaux domestiques, l’emplacement est déserté. Après avoir parcouru la boucle, un nouveau passage devant les roseaux s’impose, juste par acquis de conscience. Cette fois, l’oiseau est bien présent : une rémiz penduline, agrippée à une tige de roseau. Impossible de la confondre avec une autre espèce : de la taille d’une mésange, elle porte une tête grise avec un masque noir sur le front. Le dos est marron chaud et la poitrine lavée de chamois. C’est le mâle qui consacre une à deux semaines à construire un nid en forme de panier dans l’espoir d’attirer une femelle . Ce petit bijou est tissé de duvet végétal, avec une entrée latérale ; il est accroché à la branche tombante d’un arbuste, peuplier ou saule.

Le plan d’eau de Michelbach, le 10 février 2024