Lorsque le niveau du lac baisse et que l’étendue des vasières s’accroit, la rivalité entre les espèces d’oiseaux adeptes du lieu grandit également. Il y a les grands seigneurs, résidents habituels qui se sentent chez eux et qui ont leurs habitudes. Ils n’aiment pas trop être dérangés. Au besoin ils mettent à profit la longueur et la puissance de leur bec pour défendre leur territoire. Si la grande aigrette est la première en taille, le héron cendré n’hésite pas à se dresser et battre des ailes pour montrer qu’il domine en envergure. On retrouve ensuite les oies qui ont l’habitude de se regrouper en grand nombre et peuvent donc régner sur ce bout de territoire. Les ouettes d’Egypte sont certes plus petites, mais sur la balance, elles sont reines. Arrivent enfin les petits derniers, les limicoles qui font une halte durant leur trajet migratoire pour profiter des ressources que leur offrent les vasières. Le chevalier sylvain a beau être un champion des longues distances, il ne fait pas le poids à coté des autres espèces et dans un face-à-face, il sera le premier à se retirer.
Le plan d’eau de Michelbach, le 18 août 2022
