De petite taille et assez rondelet, on le reconnaît entre mille grâce à la couleur orangée de son plastron. Pourtant on l’appelle rouge-gorge. Cette singularité vient du fait que le fruit orange n’a été importé qu’à la fin du 15è siècle et qu’avant, on ne disposait que du mot « rouge » pour désigner cette teinte. Habitué à l’homme, le rouge-gorge l’accompagne volontiers durant les travaux de jardinage pour profiter des vers mis à jour. Son assiette est principalement composée d’insectes : coléoptères, escargots, araignées… C’est donc essentiellement au niveau du sol ou dans les branches basses des buissons qu’il chasse ses proies. Il consomme également quelques baies et fruits. Contrairement à d’autres espèces, le rouge-gorge est un grand solitaire qui ne supporte pas de rival sur ses plates-bandes. Il patrouille à longueur de journée pour bien marquer son territoire, usant de son plastron « rouge » comme avertisseur et n’hésitant pas à poursuivre les contrevenants.
Baldersheim, le 1er novembre 2010
