En ce début du mois de février, la retenue de Michelbach a fait le plein et les berges ont les pieds dans l’eau. Cela n’empêche nullement les saules têtards de prendre feu sous le soleil de l’après-midi. Les racines enchevêtrées et traçantes de ces arbres adaptés aux zones humides contribuent à limiter l’action érosive de l’eau. Elles absorbent également les nitrates et freinent la propagation des polluants. Les saules sont régulièrement taillés en automne, ce qui provoque des bourrelets de cicatrisation et la pousse de nouvelles branches en rameaux. Avec le temps, les champignons s’installent sur le tronc et des cavités se creusent qui attirent des oiseaux et des mammifères hivernants. Au printemps, la montée de la sève s’exprime en bouquets de couleurs flamboyantes qui conjuguent le jaune et le rouge. Très vite les rameaux se couvrent de chatons pour voir converger des nuées d’abeilles.
Michelbach, le 7 février 2024
