En été, de nombreux promeneurs, recherchent l’ombre et la fraîcheur dans la forêt. Le sous-bois est rarement lumineux ; même en hiver, lorsque les arbres ont perdu leurs feuilles, l’impression reste froide avec des teintes sombres et grises. Paradoxalement, cet arrière-plan permet de distinguer plus facilement les formes colorées, surtout si elles sont mobiles. C’est le cas de ce passereau dont on aperçoit d’abord la silhouette gris-bleu et rousse se déplaçant le long d’un tronc. Il paraît très à l’aise pour escalader l’arbre dans tous les sens, y compris la tête en bas. Affairé à la recherche de nourriture, il n’est pas vraiment intimidé par le passage de promeneurs. Il faut se souvenir qu’en début d’hiver, les insectes sont devenus denrées rares et qu’un changement de régime alimentaire s’impose. Le voilà maintenant presque à portée de main. C’est une sittelle torchepot, reconnaissable au bandeau noir de pirate qu’elle porte de chaque côté de la tête et qui inclut l’œil. Pour autant, sa vue n’est pas diminuée et elle peut compter sur sa mémoire pour retrouver quelques graines qu’elle avait pris soin de cacher dans l’écorce d’un arbre, sous une touffe de mousse.
Baldersheim, le 18 décembre 2024
