Sensiblement plus grande que ses voisines, la sterne caugek porte une huppe hirsute et un bec noir à pointe jaune. On doit le nom caugek au zoologiste hollandais Coenraad Jacob Temminck : c’est la transcription en néerlandais du cri de l’oiseau, un cri fort et retentissant qui rappelle celui d’une brouette non huilée. Son livre, Tableau systématique des oiseaux d’Europe, est resté la référence de l’ornithologie pendant tout le XIXe siècle. Le nom scientifique de l’oiseau, Sterna Sandvicensis, renvoie à la ville de Sandwich, dans le Kent, qui a été un port important au moyen-âge dans lequel on les comptait par milliers. La sterne caugek est un oiseau grégaire tout au long de l’année. Elle niche sur le littoral picard en colonies denses et se mélange à d’autres espèces, comme les mouettes rieuses qui sont plus agressives à l’encontre des prédateurs. Elle consomme exclusivement des petits poissons – lançons, sardines, anchois, harengs ou sprats – qu’elle capture juste sous la surface de l’eau en effectuant des piqués impressionnants. Dès le mois de septembre elle migre, souvent en groupes familiaux, vers ses quartiers d’hiver sur les côtes d’Afrique de l’Ouest en effectuant des petites étapes. C’est en avril que l’on assiste au retour du gros de la troupe.
La Couarde sur Mer, le 28 septembre 2024
