Depuis Linné, on a coutume de nommer les oiseaux en juxtaposant deux mots latins qui désignent le genre et l’espèce. Pour le sujet qui s’est posé sur le Fier d’Ars, cela donne Tadorna vulpanser. Nous reconnaissons le mot tadorne qui désigne un gros canard ; vulpanser est composé de deux racines signifiant renard et oie. En effet, la taille du tadorne est intermédiaire entre celle du canard et de l’oie. Par ailleurs, il arbore comme le renard des couleurs fauves. Mais communément on l’appelle « tadorne de Belon » , en hommage au naturaliste du XVIe siècle, Pierre Belon, qui, le premier, en a fait une description complète. Par ailleurs, apothicaire, médecin, ethnologue et géographe, Belon était un encyclopédiste avant la lettre, fondateur de l’anatomie comparée… Concernant le canard, il faut signaler un point singulier. Au cours de l’été, le tadorne perd toutes ses rémiges ; il est donc incapable de voler durant trois semaines. Pour se mettre à l’abri des prédateurs, il effectue avec ses congénères une migration de mue, et va rejoindre les îles sableuses de la Mer des Wadden d’où il repartira en fin d’année.
Le Fier d’Ars, le 24 septembre 2024
