Parmi tous les oiseaux migrateurs, le tarier pâtre se singularise par son impatience. Dès le mois de septembre, il quitte précocement notre région pour les contrées méditerranéennes. C’est également un des premiers à rejoindre, en mars, les quartiers de prédilection, évoqués par son nom scientifique, Saxicola rubicola : il affectionne la pierre et habite les ronces. Le mâle arbore un costume nuptial très élégant : une cagoule noire qui descend jusqu’à la nuque, une écharpe blanche, une poitrine roux-châtain clair, des pattes noires. Il dispose d’une grande variété de perchoirs, sommet d’un arbre ou d’un buisson, piquet de clôture, haute tige…, d’où il organise sa chasse aux insectes. Le tarier pâtre appartient en effet à la famille des muscicapidés, qui regroupe l’ensemble des gobemouches. La femelle construit seule un nid, dans un creux du sol, sous les végétaux ; elle y dépose 5 à 6 oeufs qui éclosent après 14 jours d’incubation. Les petits, nourris par les deux parents, sont également pressés de gagner leur indépendance au terme d’un mois d’existence.
Le Bollenberg, le 22 mars 2024
