Au cours du mois de mai, les cinq saints de glace nous réserveront peut-être quelques gelées tardives, avec au petit matin une pellicule de glace posée à la surface des récipients remplis d’eau. La météo bretonne à laquelle l’Alsace était soumise au mois d’avril nous a permis de visualiser les deux autres états de l’eau… L’après-midi touchait à sa fin sans vraiment susciter de grands regrets en raison des averses incessantes qui incitaient les personnes à rester à l’intérieur. Mais comme par une saute d’humeur, le ciel s’est déchiré pour faire place à un soleil radieux. Les derniers nuages lâchaient encore quelques gouttes mais très rapidement, la température s’est élevée et la luminosité insipide a pris des couleurs à fort contraste. C’est au fond du jardin que cet antagonisme était le plus frappant. L’eau tombait encore légèrement sous la forme liquide que déjà le toit fumant de la maisonnette trahissait le changement d’état en vapeur… et redonnait vie un cours de physique qui dormait au fond de la mémoire.
Baldersheim, le 27 avril 2024
