« Soleil vivace » et « truffe du Canada », autres noms donnés au topinambour, caractérisent bien cette plante vivace de la famille des astéracées : de grandes fleurs jaunes lumineuses et des tubercules comestibles. Originaire d’Amérique du Nord, elle a été introduite en Europe au début du XVIIe siècle ; le nom topinambour résulte de la francisation d’un nom de tribu du Brésil, dont plusieurs membres furent « exhibés » à Paris à l’époque de l’introduction de la plante en France. Fortement concurrencé par la pomme de terre, le topinambour a vu sa consommation augmenter durant la seconde guerre mondiale car il n’était pas réquisitionné au titre des indemnités de guerre. Depuis quelques années, ce tubercule suscite un regain d’interêt et est réhabilité en cuisine au titre des légumes oubliés.Les tubercules contiennent de l’inuline qui constitue un prébiotique métabolisé par les bactéries du gros intestin, mais qui peut provoquer des flatulences… Le topinambour est également utilisable pour la production de biocarburants par fermentation et d’instillation des jus sucrés.
Baldersheim, le 25 septembre 2016
