À défaut d’avoir entendu son chant ou de pouvoir mesurer la longueur de ses griffes, nous n’allons pas prendre de risque et l’appeler simplement grimpereau des arbres. C’est un oiseau familier de nos forêts et jardins mais assez difficile à observer en raison de la couleur de son plumage qui lui permet de passer inaperçu. Par habitude, il prospecte les arbres en se posant sur le bas du tronc pour entamer aussitôt une escalade rectiligne. Parfois, il remonte de manière oblique en suivant le fléchage matérialisé par une liane qui vire à gauche. Son bec fin, long et légèrement recourbé, lui permet de saisir facilement les proies retranchées dans les interstices de l’écorce. Le temps passé sur chaque arbre varie en fonction de la quantité d’insectes ou de larves qu’il trouve. Lorsqu’il a atteint le sommet, le grimpereau se propulse vers une autre cible qu’il aborde à nouveau par le bas, en prenant appui sur sa queue-béquille et en plantant ses griffes-crampons.
Baldersheim, le 17 février 2025
