L’ancienne carrière sèche de Réguisheim vit ses dernières heures. Dans quelques mois, une grande partie du site sera recouvert de panneaux photo-voltaïques et tout l’écosystème qui s’était installé ici aura disparu. En revenant des régions sub-sahariennes, les tourterelles des bois devront chercher un autre site de nidification. Elles ont pour habitude d’installer leur frêle nid de brindilles dans les haies et les bosquets. Essentiellement granivores, elles se nourrissent sur le sol de graines de plantes sauvages parmi lesquelles les fumeterres ont leur préférence. Contrairement aux autres oiseaux, les jeunes tourterelles ne sont pas nourries avec des insectes, mais un lait secrété par le jabot des deux parents qu’elles régurgitent dans leur gosier. La taille de la tourterelle des bois ne dépasse guère 25 cm. Le dessus de son corps montre un motif particulier de larges écailles rousses sur des plumes à centre noir. Dérangée, elle va monter en flèche dans un léger cliquetis d’ailes pour s’enfuir d’un vol agile, avec des battements rapides qui alternent avec des planés brefs.
La carrière sèche de Réguisheim, le 15 juin 2024
