Entre la première inspiration criante du nouveau-né et l’ultime expiration qui met un terme à son existence, toute la vie n’est que souffle. Sauf à être exposé à des conditions extrêmes d’altitude, de chaleur ou de pollution, on respire sans même s’en rendre compte. Pourtant, au quotidien, tous nos sens analysent en permanence les déplacements d’air. On évalue la force de la brise au balancement qu’elle fait subir à l’arbre aux papillons. Le grondement du coup de vent arrive à nos oreilles en même temps que des frissons parcourent notre corps. Et lorsque nous traversons à bicyclette une forêt d’épicéas, c’est ce même air qui inonde nos narines de son délicieux parfum. Mais le souffle, c’est aussi le marqueur de notre état de santé. Avoir du souffle signifie être en bonne condition physique ; à l’inverse, on dira qu’on arrive à bout de souffle à la fin d’un travail harassant… D’ailleurs, je serais soufflé si vous ne saviez pas tout cela.
Baldersheim, le 6 août 2022
