Dans le peuple des oiseaux, on pourrait la comparer à un elfe, créature de la mythologie nordique, de petite taille et dont l’ancien nom évoquait la blancheur. Comme ces êtres légendaires qui vivent dans les forêts, les orites à longues queue évoluent toujours en groupe et se lancent dans d’incessants ballets aériens. Lorsque l’une d’elle se pose un court instant sur la branche d’un arbre, on se surprend même à chercher des oreilles pointues qui n’existent pas. S’il fallait lui trouver une ressemblance avec un autre oiseau, on se tournerait volontiers vers une chevêchette qui vit aux Etats Unis et au Mexique et que l’on surnomme d’ailleurs la chouette elfe. Toutes deux partagent de nombreux points communs : une taille minuscule, un même regard fixe, des arcades sourcilières qui descendent jusqu’au bec minuscule… Avec discrétion, légèreté, enchaînant évanouissements et réapparitions, les orites assurent encore le spectacle en cette fin d’hiver.
Baldersheim, le 17 février 2025
