Il s’est laissé tenter par une belle éclaircie et a enchaîné quelques battements d’ailes pour se dégourdir après de longues semaines d’immobilité à l’abri d’une gerbe de lierre. Avant le retour de la pluie, il s’est ensuite posé pour se réchauffer aux rayons du soleil. Il n’est pas incommodé par la chaleur car le bien-nommé vulcain a les attributs du dieu du feu et des enfers : le dessus des ailes marron à noir avec une bande orange à rouge vif disposée en cercle. C’est un grand solitaire. Les oeufs sont pondus individuellement; les chenilles restent isolées et construisent une logette au revers d’une feuille d’ortie qui leur sert d’abri et de garde-manger. S’il n’a pas choisi de migrer vers les régions méridionales, le vulcain passe la saison froide à l’état de chrysalide ou d’imago. Linné l’a appelé Vanessa Atalanta en référence à une héroïne de la mythologie grecque réputée pour sa vitesse à la course. Il faut dire que lorsque le Vulcan patrouille dans son secteur, on a du mal à le suivre du regard.
Baldersheim, le 24 février 2025
