La dernière année n’a pas vraiment manqué d’eau et les nappes phréatiques sont à nouveau rechargées. Même les arbres de la forêt gardent la mémoire de cet hiver humide : mousses et lichens se portent très bien. C’est le moment d’’observer ce dernier végétal qui est la combinaison d’une algue microscopique et d’un champignon filamenteux. De très nombreuses espèces de lichens vivent sur les troncs des arbres et certains, à l’image de cette usnée, vont jusqu’à envahir les branches et les couvrir de leur barbe gris-vert. La partie externe appelée cortex est la composante de l’algue qui permet la photosynthèse. La partie interne qui porte nom de thallus est l’oeuvre du champignon et présente un fil blanchâtre qui court et se ramifie. Les lichens assurent leur propre nourriture sans commettre de dégâts. Ce ne sont pas des parasites ; ils ont juste besoin d’un support pour prospérer. Une observation attentive des lichens permet de savoir d’où viennent les vents dominants chargés d’humidité. Les lichens fournissent des abris à bon nombre de petits animaux qui se nourrissent de débris végétaux et de spores. Les mésanges les utilisent pour bâtir leur nid.
Baldersheim, le 12 février 2025
