Il n’est pas nécessaire de se rendre en bord de mer pour observer le vanneau huppé. Il est présent assez régulièrement dans le Grand Est de la France, sur des terrains où la végétation n’est pas très haute et à proximité de zones humides. On le trouvera donc tout naturellement au printemps, dans les vastes champs dédiés à la culture du maïs où les sols restent nus suffisamment longtemps. Mais il n’aime pas les vagues de sècheresse et fuit également le gel et la neige. Dans le marais du Fier, sur l’île de Ré, sa présence est régulière. On le reconnaît aisément à son manteau vert sombre qui contraste avec le dessous blanc. La tête noire et blanche est coiffée d’une huppe qui lui vaut son nom. Quant au terme vanneau, il vient du latin et désigne le panier à deux anses et à fond plat dans lequel on fait tourner le grain pour le débarrasser de ses scories. Il rappelle les formes arrondies des ailes de l’oiseau, de même que les « wouh » sonores générés par le panier font penser au bruit de son vol. Le limicole se nourrit d’insectes, de larves, de vers de vase. S’il est assez territorial pendant la saison de nidification, on peut aussi l’observer en grandes colonies pour se protéger plus facilement des prédateurs.
Le Fier d’Ars, le 28 septembre 2024
