Le printemps est bien engagé. Travaillés par l’instinct de reproduction, les oiseaux n’ont pas perdu de temps. Déjà les premières couvées quittent le nid. Pendant quelques jours encore, les parents s’activent pour les nourrir sur une branche ou au sol, comme ce verdier d’Europe. Après un régime protéiné à base de larves d’insectes, il est à présent nourri de graines régurgitées. Cette espèce granivore n’a pas besoin de partir en migration; elle trouve généralement de quoi se nourrir avec les graines des plantes sauvages tombées au sol. Au pire, elle rejoint les mangeoires où elle sait se faire respecter. Sa taille est un peu plus grande que ses concurrents directs et le bec puissant lui permet de les intimider. C’est en hiver, à la mangeoire, et durant la période de nidification qu’on a le plus l’occasion d’observer le verdier. Après la saison nuptiale, il rejoint volontiers les milieux ouverts, les terres agricoles mais également les friches où il cherche les graines dont il se nourrit. Il apprécie la présence d’autres espèces dans sa proximité : pinsons, linottes, alouettes ou moineaux friquets…
Baldersheim, le 12 avril 2024
