Les soigneurs du jardin zoologique peuvent le certifier : de tous les animaux présents au parc, la vigogne est la plus agréable à toucher. En cause, sa toison constituée de poils très fins qui la protègent des températures glaciales comme de la chaleur diurne qui règnent sur les hauts plateaux de la Cordillère des Andes. La qualité de cette laine… et son prix astronomique ont entraîné une quasi-extinction de l’espèce. Aujourd’hui, les vigognes sont protégées. Elles vivent en groupe, menées par un mâle dominant qui délimite deux territoires: l’un dédié à l’alimentation dans la journée et l’autre au repos, sur les pentes raides ou caillouteuses. La vigogne a réussi à s’adapter à la raréfaction de l’oxygène en altitude en développant ses poumons et son coeur, ce qui lui permet de se lancer dans des courses à la vitesse de 50km/h pour échapper aux pumas ou aux renards des Andes. La quasi totalité des ces animaux vivent en liberté, dans la prairie, sans abri. Une fois par an, les vigognes sont rassemblées par des rabatteurs pour le Chaccu : regroupées dans des enclos, elles sont délestées de 150 grammes de leur précieuse laine puis relâchées.
Jardin botanique et zoologique de Mulhouse, le 7 octobre 2022
